Et si...

Publié le par Sandrine Arlaud

Si j’étais une page,
Je me plierais en quatre
Pour que tu me lises.

Si j’étais une encre,
Je naviguerais indéfiniment
Sur du papier bleu.


Si j’étais un point,
Je mettrais immédiatement
Le cap à la ligne.


Si j’étais un rêve,
Des migrants s’allongeraient
Sur ma grève.


Si j’étais une île,
Tous les bateaux du monde
Viendraient y accoster.
Je t’attends.

16 mai 2017
 

Publié dans Poésie

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